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Club Indus

Un club de la sous-traitance industrielle

Renforcer la compétitivité, la synergie et la complémentarité des unités industrielles locales pour conquérir de nouveaux marchés : un programme ambitieux pour un secteur dynamique !

#réussiretinvestirenpayschaunois

 

Le secteur de la maintenance industrielle connaît un développement certain, grâce à une localisation avantageuse du territoire à proximité de l’Ile de France, pourvoyeuse de nombreux débouchés, et à l’existence historique de sites industriels de premier plan à Chauny, Tergnier et Beautor, ayant créé les conditions d’un développement de savoir-faire industriels pointus.
Cette filière est toutefois peu structurée en tant qu’écosystème local. Les dirigeants des entreprises se connaissent peu ou mal, ne travaillent pas systématiquement ensemble et ne mènent aucune opération conjointe de valorisation de leurs activités.
Pour donner de la visibilité et structurer cette filière, et constituer une identité commune et un réseau d’échanges, plusieurs industriels ont décidé de constituer un club de la sous-traitance industrielle. Ses objectifs : fédérer les énergies locales, promouvoir les métiers de l’industrie et encourager les jeunes du territoire à s’engager dans ces filières porteuses de créations d’emplois.

L’emploi industriel sur les bancs de l’école

Encourager les jeunes du territoire à s’engager dans une filière porteuse d’emplois constitue l’un des objectifs du Club Indus. Entretien avec son Président, Stéphan CAYET, qui détaille les actions qui vont être entreprises dans les mois à venir pour communiquer sur les métiers de l’industrie.

Com’Agglo : Faut-il s’inquiéter pour le recrutement dans le secteur industriel ?
S. CAYET : Les problèmes de recrutement, qui sont sensibles aujourd’hui, peuvent devenir très graves dans les 5 ans qui viennent, car nous avons tous des départs en retraite qui vont avoir lieu. 

Si on ne renouvelle pas ces postes, tout l’accompagnement et le savoir-faire ne pourront pas se faire. La situation est assez grave. Certains organismes de formation ont rouvert des filières, mais ont également du mal à remplir les classes. Pourtant, les entreprises sont bien coordonnées avec ces organismes.

Com’Agglo : Pourquoi choisir d’intervenir dans les écoles ?
S. CAYET : Même lorsque nous ouvrons nos entreprises à l’école, nous sommes très peu sollicités. Le lien ne fonctionne pas assez dans ce sens, nous allons essayer de le faire fonctionner dans l’autre sens en faisant rentrer l’entreprise à l’école, afin de présenter l’industrie et les métiers du territoire. Nous souhaitons intervenir assez tôt, avant les premières orientations professionnelles, c’est à dire en 6ème et en 5ème. Parler des métiers techniques à ce moment là permet aux élèves de faire du choix d’une filière professionnelle un choix positif, et non pas par défaut.

Com’Agglo : Sur quoi porte votre discours ?
S. CAYET : Nous avons donc des opérations de communication à mener pour faire mieux connaître les métiers de l’industrie, et sortir les gens de visions d’un autre temps ! Dans le monde de la soudure, par exemple, les équipements sont aujourd’hui très modernes et loin de ce que l’on pourrait imaginer. Quand les élèves rentrent dans l’atelier, ils ne s’attendent pas du tout à cela. Pour l’usinage, les machines à commande numérique sont plus proches de ce que l’on voit dans certains films.

Com’Agglo : Quelles sont les réactions des élèves face à votre discours ?
S. CAYET : La réaction des jeunes est étonnamment favorable : ils peuvent s’intéresser au sujet pendant presque 2 heures, alors que les enseignants ont souvent du mal à captiver leur attention sur d’autres sujets plus de 30 minutes. Ils sont peu habitués à avoir des informations sur des sujets concrets, des sujets de la vie réelle. L’école ne leur apporte pas cette vision, car on ne parle bien que des métiers que l’on connaît vraiment.

Com’Agglo : L’emploi industriel est-il vraiment un métier difficile ?
S. CAYET : On nous dit souvent que l’absence de femmes dans ces métiers prouve que c’est un milieu difficile… Cela commence doucement à changer ! Nous avons aujourd’hui une employée qui fait de la soudure (voir ci-contre). Elle manipule des ponts et des engins de levage sans aucune difficulté, avec les télécommandes. Elle n’est à aucun moment gênée dans son activité et a été formée au métier comme n’importe quel employé. Même un homme avec un petit gabarit peut très bien faire ce travail !
Dans le management, les femmes s’en sortent même souvent mieux ! La preuve, il y a aujourd’hui beaucoup de femmes dans l’armée…

L’emploi industriel au féminin

Julie, 29 ans, n’avait pas prévu initialement de s’orienter dans la soudure. 

C’est son père, tuyauteur-soudeur, qui lui a fait découvrir son travail et lui a donné l’envie de se former sur ce métier manuel.

Après différents stages et une formation professionnelle en alternance dans l’entreprise Celdran, à Beautor, elle intègre l’effectif de l’équipe dont elle est membre depuis maintenant 4 ans.

Dans cet environnement masculin, l’adaptation au poste s’est très bien déroulée puisque l’équipe a su lui donner des conseils dès son arrivée. Si le métier conserve quelques difficultés physiques, les pièces lourdes sont déplacées grâce à un pont roulant télécommandé et l’équipement adapté protège des blessures.

« J’ai eu de la chance d’atterrir ici », précise Julie, qui conseille à toutes les femmes intéressées par un métier manuel et / ou technique d’oser se lancer et de ne pas se fier aux idées reçues.

57, boulevard Gambetta
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